Tuesday, 7 February 2017

Conférence des organisations de jumelage Royaume-Uni/Palestine

Le 28 Janvier dernier, je me suis rendu à Hounslow dans l'Ouest de Londres, en compagnie de Nandita et d'Ursula, volontaire de CADFA. Nous avons assisté à la conférence annuelle et à l'assemblée générale du réseau des organisations qui entretiennent des relations de jumelage avec la Palestine (Britain Palestine Friendship and Twinning Network). CADFA est un des acteurs de la création et de la mise en place de ce réseau.

En grande partie, cette conférence fut une succession d'interventions et de présentations, assurées par différentes personnes, représentants des associations et du pouvoir public. Il y a eu cependant de la place pour des échanges, des questions et nous avons terminé la journée par des groupes de travail, suivis de restitutions.

Les interventions étaient très intéressantes même si certains thèmes et certaines énonciations de faits me paraissent aujourd'hui assez "banales", dans le sens où je ne suis plus étonné par les difficultés quotidiennes que vivent les Palestiniens.

Une chose qui m'a marqué est l'âge des participants. Ursula et moi étions les deux seules personnes dans la vingtaine, la quasi-totalité des autres étaient des retraités. Cela signifie deux choses, ils étaient presque tous des bénévoles et sans eux, le Royaume-Uni, sans tissu associatif, n'entretiendrait pas de réelle relation de jumelage avec la Palestine. De même, cela veut dire qu'il n'y a pas de vraie force de travail associative sur la question, ce ne sont pas des salariés. Est-ce une composante de ce secteur au Royaume-Uni ? Ou est-ce propre au sujet de la Palestine ? L'inquiétude quant à la difficulté d'impliquer des jeunes dans le processus à été plusieurs fois soulevée.

Par ailleurs, il semblerait que l'un des principaux obstacles rencontrés par ces associations se situe dans leur travail avec les écoles. En effet, il apparaît difficile d'y maintenir des liens. Cela s'explique en partie par la nature de ce travail, ce n'est pas quelque chose qui s'établit une fois pour toutes, mais qui nécessite de constantes sollicitations. Cependant, ce n'est pas la seule raison. Cette difficulté résulte beaucoup de plaintes et de craintes infondées de la part des parents (climat ambiant et terrorisme) et de l'action de certains d'entre eux (pro-israéliens ?) qui cherchent à faire barrage. Les écoles préfèrent abandonner.   

Monday, 9 January 2017

Voyage en Palestine

Grace à mon stage au sein de CADFA, j’ai eu la possibilité de partir en Palestine fin Novembre pour une dizaine de jours. Ce séjour était organisé par le « Higher Council of Youth and Sports » (HCYS) entité issue du gouvernement palestinien. Le HCYS a fait appel à diverses organisations internationales (dont CADFA) dans le but de rassembler un nombre conséquent de jeunes internationaux afin de réaliser le premier « Palestinian International Youth Camp ». Ainsi, nous étions un peu moins de 200 jeunes internationaux et palestiniens à participer à ce séjour. Nous aurions pu être davantage si un nombre important d’internationaux n’avait pas vu leur entrée sur le territoire refusée par les instances de contrôles israéliennes. Mon travail consistait à préparer et à aider une partie des participants avant le départ puis de diriger, en compagnie de deux autres « leaders », une vingtaine de participants durant le séjour. Afin de préparer ce travail, les leaders sont arrivés avant les autres et ont participé à deux journées de formation à Jericho, plus vieille ville du monde, qui constituait le point de départ dans ma découverte des territoires palestiniens.
Malheureusement, le HCYS avait choisi de diriger et de cadrer très fortement le séjour. Je ne saurais dire si ce choix était planifié ou s’il s’est imposé pendant le déroulement des jours de formation. Dans tous les cas, cela a fortement impacté l’expérience et ce, sur plusieurs aspects. Premièrement, en ce qui concerne le logement, les filles et les garçons ont été séparés ce qui privait chacun de la moitié du groupe pour pouvoir discuter et échanger les points de vue durant les temps libres. Les logements en eux-mêmes et les règles imposées par le HCYS ont soulevé bien des contestations (interdiction de sortir, nourriture et hygiène douteuses etc…). Outre ces problèmes auxquels chacun peut s’accommoder pour quelques jours, ce qui m’a paru le plus dérangeant reste la mainmise totale du HCYS sur le séjour qui s’est traduite par des visites choisies et orchestrées de certains lieux et pas d’autres, des passages au travers des checkpoints israéliens un peu trop faciles etc… Ainsi que leur souhait affiché d’utiliser l’image des participants pour leur propre propagande (donc celle du gouvernement in fine). Les participants se sont vus mitraillés de photos et filmés en quasi-permanence. Pour ceux qui voulaient protéger leur image, ce fut un véritable parcours du combattant. L’attitude du HCYS a été le sujet de bien des discussions et elle a alimenté des conflits entre les parties, certains internationaux ont décidé de quitter le camp en avance, ce qui est bien dommage. J’ai même entendu, au détour d’une conversation, que les gouvernements israélien et palestinien avait un accord au sujet de ce camp, ce qui je l’avoue me parait probable, au vu de son déroulement. Cependant, je reste conscient que ce camp était le premier, que la situation au sein du pays nécessite un certain nombre de précautions et je suis persuadé que les membres du staff ont fait de leur mieux. Je regrette seulement l’aspect quelque peu factice de ce camp, j’aurais préféré davantage d’authenticité. Authenticité que je suis sûr de trouver si j’ai la chance de partir avec CADFA comme seule instance organisatrice.
Les territoires palestiniens constituent un aperçu de ce que pourrait être la Palestine sans l’occupation israélienne, car il s’agit bien là d’une occupation et non d’un conflit comme présenté parfois. Les territoires sensés, selon les accords d’Oslo, être accordés aux palestiniens sont minés par la présence israélienne. Il suffit d’emprunter l’une des rares routes de Cisjordanie pour apprécier la multitude de colonies aux toits européens, de checkpoints et de camps militaires. Je suis allé à Jericho, Bethléem, Ramallah, Nablus, Jérusalem, Hebron et partout j’ai croisé des militaires israéliens, fusils en mains et prêt à intervenir. Cela impacte directement sur la vie des palestiniens, il leur devient très difficile de se déplacer. Certaines familles sont séparées depuis des années, des gens sont ralentis, emprisonnés voire exécutés sur le chemin du travail, de l’école ou en allant à l’hôpital. Outre la tragédie humaine et l’irrespect des droits de l’homme que constitue cette omniprésence, j’ai ressenti un immense sentiment de gâchis. Pour illustrer ceci, prenons le cas de Jérusalem, point névralgique et ville capitale pour chacune des trois religions du livre, remplie de lieux saints. Cette ville respire l’histoire et la spiritualité, elle pourrait constituer un lieu de rassemblement et d’entente premier pour les croyants et pratiquants du Judaïsme, de l’Islam et du Christianisme. Au lieu de cela, elle est une source intarissable de conflits et de tragédies. Mes visites à Jérusalem me laissent un gout amer, je ne saurais dire si j’étais émerveillé, ou profondément dégouté par la situation. Au fil de mes discussions avec des palestiniens il m’est surtout apparu que ces derniers aspirent à une vie normale pour la plupart. Pas de haine envers les juifs ou envers les israéliens, juste le besoin de profiter d’une vie qui leur a été soustraite depuis trop longtemps. Je suis persuadé qu’il en va de même pour une majorité d’israéliens, malheureusement je n’ai pas réellement eu l’occasion d’en discuter avec des citoyens d’Israël, les seuls contacts que j’ai pu entretenir furent avec des militaires ou des agents de contrôle à l’aéroport.
Lorsque l’on arrive à l’aéroport de Tel-Aviv, avant même de fouler le sol d’Israël, on fait face à la réalité de la politique ségrégationniste du gouvernement. Les étrangers doivent entrer dans une file d’attente interminable avant de pouvoir présenter leur passeport. Si vous avez l’air arabe, si votre nom ou votre prénom possède la moindre consonance arabe, vous êtes priés d’attendre de nouveau dans une salle d’attente dédiée afin que votre passeport soit de nouveau examiné. Ce, quel que soit votre pays d’origine ou le motif de votre présence. Moi par exemple, avec un passeport et un nom français, le teint clair et une lettre du British Council, je suis passé sans encombre, même en étant évasif sur la raison de mon voyage. En revanche, les personnes avec qui je voyageais, avec un passeport britannique et la même lettre du British Council mais avec un nom arabe ont été prié de se rendre dans la salle d’attente. Je les ai rejoint, elle était évidemment remplie exclusivement d’arabes. Certains évoquerons la sécurité, je préfère parler de discrimination. En effet, la notion de sécurité appliquée ici implique que l’on admet que tous les arabes sont potentiellement dangereux et terroristes.
Lorsque j’ai quitté le pays notre taxi, conduit par un palestinien, s’est fait stopper au dernier checkpoint avant d’arriver à l’aéroport (nous en avions déjà passé 2). Il s’en est suivi une première confiscation de passeport, une fouille poussée du véhicule, un premier scanner de nos sacs et une série de questions posées avec un ton agressif. Pourquoi étions-nous en Israël, comment et depuis combien de temps nous connaissions-nous, qu’avions nous fait et en détail, combien de temps ? Nous avons ensuite été escortés jusqu’à l’entrée de l’aéroport, puis nous avons dû passer par une série de contrôle, différents scanners, confiscation de téléphone et d’ordinateur portable, fouillage des sacs, des chaussures, dégradation de nourriture (on vous demande d’ouvrir tous vos paquets au cas où vous y cacheriez une arme). Enfin, les passeports nous ont été rendu avec l’autorisation de quitter le territoire (du jamais vu en ce qui me concerne) et un joli code barre indiquant votre degré de dangerosité. Le premier numéro va de 1 à 6, plus le chiffre est élevé, plus vous êtes dangereux. J’ai eu 6, MOI ! Pour couronner le tout, j’ai eu la surprise de constater que mon sac en soute avait aussi été fouillé de fond en comble et comportait le code barre. Je ne sais pas quel est le but réel de ces agissements, spécialement lorsque vous vous apprêtez à quitter le territoire, mais j’ai pu l’espace d’un instant apprécier la réalité d’une politique de ségrégation. J’étais, selon eux, quelqu’un de dangereux, un ennemi d’Israël.
J’aimerais pouvoir dire que je garde un beau souvenir de ce voyage. Des gens accueillants, de magnifiques paysages, des lieux chargés d’histoire et une nourriture qui aura changé ma vie… Mais la situation de ce pays relève clairement de l’apartheid. Tout comme CADFA, je ne soutiens aucune organisation politique, je ne remets pas en question la raison d’être d’Israël, mais je m’intéresse à l’humain. A ce sujet, les droits de l’homme, quoiqu’on en pense, sont loin d’être respectés et les violations sont légions.

Voici une galerie de photos réalisées durant le voyage, crédit : Emerson www.emerson-photography.co.uk
La première série de photo a été prise à Hebron, entre art, religion et présence Israelienne.




Ici, ce sont des photos prises durant une visite d'anciennes ruines proches de Jericho : Le palais d'Hicham.




Photos issues de la visite de l'université Al-Quds, à Abu-Dis, proche de Jérusalem. Le mur.





L'aéroport de Tel-Aviv, lieu de bien des désagréments.

Une vue de Jericho depuis les montagnes environnantes.

Cette série de photos fut prise lors de la visite de Ramallah. La tombe de Yasser Arafat, une vue de la ville et quelques photos d'un camp de réfugiés au sein même de la ville. Les enfants restent toujours souriants.







Ici, ce sont des photos prises durant la visite de Jérusalem, on peut observer une colonie sur la dernière.






Quelques paysages dans la ville de Nablus


Demonstration de Dabkeh

Tuesday, 15 November 2016

Rapport annuel de CADFA


Comme chaque année, CADFA vient de publier son rapport annuel pour la période 2015-2016. Pour rappel, la période commence au début du mois d'Avril et termine à la fin du mois de Mars.

Suivant le modèle des années précédentes, on trouve dans ce rapport un état des lieux du contexte en Palestine et plus particulièrement à Abu Dis ainsi qu'une description de celui-ci au Royaume-Uni. Dans les deux cas, l'atmosphère semble tendue et peu encline à s'améliorer. En réponse à ce constat, le rapport détaille les actions de CADFA en Palestine ainsi que sur le territoire du Royaume-Uni.

De même, le rapport détaille les projets d'échanges, orchestrés par CADFA, entre le Royaume-Uni et la Palestine, sans omettre de tirer les bénéfices de ceux-ci : amélioration de l'expertise, diffusion de la conscience...etc.

En outre, le rapport fait un focus sur certains événements marquants qui se sont passés sur cette période, que ce soit du fait de CADFA ou de l'actualité.

En y retrouve aussi bon nombre d'informations : nouvelles concernant le staff, mise en perspective des objectifs et des résultats et établissement de nouveaux objectifs, résumé des événements... Une part importante est consacrée à l'aspect financier de la structure. CADFA doit malheureusement faire face à quelques difficultés concernant ce point. Malgré cela, l'association est toujours motivée et efficace pour travailler sur le problème des droits de l'homme en Palestine.

Il est très intéressant de lire ce rapport pour qui veut renseigner sur la situation auprès d'une organisation dont l'expertise à ce sujet n'est plus à prouver. Cela permet aussi de comprendre comment fonctionne une association en plongeant dans un rapport détaillé.




Monday, 7 November 2016

Premieres impressions : Volontaire à CADFA

C'est en cherchant sur la plateforme EVS un organisme susceptible de m'accueillir dans la réalisation de mon application professionnelle, nécessaire à l'obtention de mon diplôme (dans la gestion de projet et l'aide au développement), que j'ai décidé de prendre part à l'aventure CADFA.
Je suis arrivé à Londres Vendredi dernier (4 Novembre). J'avais trouvé un appartement avant de venir et bien qu'il ne soit pas réellement à mon gout et surtout relativement surcoté (même à Londres, il semblerait), il à l'avantage de se situer à Chalk Farm, tout près de Camden Town donc, mais surtout à proximité de la plupart des lieux d'activités de CADFA, ce qui n'est pas négligeable. Annika m'a conseillé de peser le pour et le contre.
Dès Samedi, j'ai participé à une réunion au sujet du voyage en Palestine qui aura lieu à la fin du mois et auquel je dois prendre part. Cela m'a permis de rencontrer Nandita et certains de mes compagnons de voyage. Ce fut une expérience intéressante, l'ambiance était détendue, même quand nous abordions des points sensibles, ce qui arrive souvent lorsque l'on parle de la Palestine.
Aujourd'hui j'ai rencontré Annika. Nous avons avons discutés de multiples sujets autour de la situation sur place et des activités de CADFA. Cela fût très enrichissant, d'autant plus que nous avons essayé de déterminer ensemble quel pourrait être mon rôle au sein de l'organisation et quels bénéfices je pourrais tirer de mon expérience. Un des avantages d'être volontaire réside dans le fait de construire son travail avec la structure d'accueil.
J'ai hâte d'en apprendre plus et d'apporter ma contribution aux actions de CADFA au travers d'une expérience qui s'annonce enrichissante tant professionnellement qu'humainement.


Wednesday, 18 May 2016

Deux jeunes Palestininens s'expriment sur les ondes européennes

17 mai 2016, Londres - Rabab





CADFA a été invité par la radio RADIOACTIVE101 cette semaine. C'est une radio très active et très populaire à Londres auprès des jeunes. Cette radio est agréée par Lifelong Learning Programme et est financée par l'union européenne. La chaîne possède plusieurs partenaires européens en Allemagne, à Malte, au Portugal et en Roumanie. Cette radio a pour première vocation de lutter contre la marginalisation et se veut préventive face aux drogues que les jeunes peuvent être tentés de consommer. L'idée du journaliste chroniqueur Tom, qui a précédemment travaillé pour BBC; était d'inviter des Palestiniens pour leur donner une voix en Europe. Cette idée est juste géniale ! 
J'ai animé l'émission qui sera diffusée sur le site web de la chaîne pour amener les auditeurs à comprendre ce qu'est le quotidien des jeunes Palestiniens. 
Cf. Le site web de RadioActive101: http://uk2.radioactive101.eu

Le programme de la journée était très intéressant. Nous avons d'abord pu découvrir la chaîne, puis avec l'aide des ingénieurs sons; les palestiniens ont pu tester le matériel et découvrir le monde de la radio. 
Nous avons ensuite enregistré l'émission, j'étais à leurs côtés, l'animatrice et mes deux invités Fayez et Suha (citoyens palestiniens) ont pu s'exprimer et partager leurs expériences à Londres. En fin d'après midi, nous sommes allés à la rencontre d'étudiants sur le Campus d'ELU situé à Stratford afin d'avoir un aperçu de ce qu'ils savent ou pensent de la Palestine. 
Les trois questions que nous avions décidé de proposer étaient : 

  • Que savez vous de la Palestine ? - (What do you know about Palestine ?)
  • Quelle est la meilleure façon de soutenir la Palestine d'après vous ? - (How could you best support Palestine ?
  • Souhaitez vous en apprendre d'avantage sur la Palestine de la part de citoyens Palestiniens ? - (Do you want to know anything from palestininan citizens about Palestine ?)



RadioActive101 à été une réelle opportunité pour nous (CADFA) d'offrir un lieu aux Palestiniens pour exprimer leurs ressentis sur les ondes européennes ! 

Remerciements : 
















Thursday, 12 May 2016

CADFA, Rapport sur les Droits de l'Homme. [Mars 2016, Abu Dis]


Jeudi 12 Mai 2016, Londres - Rabab



Traduction du rapport original disponible en PDF




   "Les habitants d’Abu Dis souffrent encore d’un quotidien fondé sur des violences et restrictions menées par l’occupation : l’immense mur de séparation, le système d’identité, les checkpoints un peu partout, le rétrécissement et la perte de terre par les colonies, la presque incursion quotidienne des soldats israéliens entièrement armée en raison de la présence d‘un camp militaire en plein milieu de la ville. Les Palestiniens essaient de mener une vie normale mais, leurs vies sont constamment interrompues par des mouvements de restrictions racistes, par des familles séparées et sans compter les problèmes économiques et environnementaux liés aux colonies israéliennes. 

      Au cours de ces derniers mois les violations n’ont fait qu’empirer, les mouvements de restrictions et les  violences militaires de toutes sortes n’ont fait qu’augmenter. Le conflit empire à travers la Palestine entière et les gens de Abu Dis sont affectés par ce phénomène d’un point de vue pratique comme d’un point de vue morale, en entendant constamment des mauvaises nouvelles. Depuis octobre 2015, de nombreuses personnes ont été tuées par l’armée israélienne et colons israéliens : 209 tués au total durant cette période (47 d’entre eux avaient moins de 18 ans), et dont 23 ce mois-ci. Au cours ce mois de mars, on compte 5 personnes tuées qui avaient moins de 18 ans dont 2 femmes et l’on compte 19 tués dans des checkpoints. L’un d’entre eux (photo ci-dessus) était Abdel Fattah Al Sharif à Hébron. Il a été blessé puis couché sur le sol quand un soldat a décidé de lui tirer une balle dans la tête. La scène a été filmée et la vidéo a été propagée sur la toile à l’échelle internationale. Depuis, de nombreux débats ont fleurit sur ce qui s’est passé, de nombreux Israéliens défendent l’acte commis par ce soldat et menacent à présent l’homme qui a filmé cette scène. 

    L’armée s’est rendu d’une manière évidente à Jérusalem et en Cisjordanie. Il y a eu de nombreuses blessures infligées et de nombreuses perquisitions. En plus des balles en caoutchouc, 380 (dont 4 enfants) personnes ont été enregistrées comme blessées par balles réelles. De plus, 647 Palestiniens ont été arrêtés et parmi eux 128 avaient moins de 18 ans et 16 étaient des femmes. [Des chiffres pour mars seulement] 
Sans compter les 1300 travailleurs palestiniens détenus pendant trois jours qui étaient sur les terres d’Israel et qui ont dû payer des amendes pour leurs libérations.  
En ce mois, le gouvernement israélien a donné autorité aux tribunaux militaires israéliens d’arrêter les enfants palestiniens de moins de 14 ans et de les envoyer en prison. 
Ce mois-ci, 159 maisons ont été démolies par l’armée israélienne. De plus, les autorités israéliennes ont décidé de prendre plus de 4 250 dounams de terres palestiniennes y compris un territoire au sud de Jéricho proche de la mer morte.  

    Quelques-uns des plus dramatiques événements qui ont eu lieu dans les environs d’Abu Dis et à Abu Dis même : 

Jeudi 3 mars : Un tribunal militaire israélien a décidé de donner 8 ans et 4 ans de prison respective à l'avocate Shereen Essawi et son frère Medhat. Leur frère Sameer célèbre pour sa grève de la faim et qui avait été arrêtée, il y a un an, a de nouveau été emprisonné pour une peine à perpétuité. Cette famille originaire d’Essawiya, entretien des liens solides avec la ville d’Abu Dis qui est tout proche. L’avocate Shereen a défendu des prisonniers palestiniens et parmi eux des jeunes originaires d’Abu Dis. Medhat quant à lui travaille pour le ministère des prisonniers palestiniens. Ils sont accusés par les autorités israéliennes de soutenir les prisonniers palestiniens ! Shereen avait anciennement déjà été arrêté et avait purgé un an de prison. 

Dimanche 6 mars : Les forces militaires israéliennes et leurs intelligents officiers ont perquisitionné la maison de Majd Bader en plein milieu de la nuit. Ils ont fouillé la maison et arrêté son fils Khaled âgé de 20 ans. 

Dimanche 6 mars : Le tribunal militaire israélien à condamné Shukri Al Hanash (âgé de 16 ans et étudiant à Boys School Abu Dis) à la prison d’Ofer pour une peine de 11 mois et 4 000 ILS (shekel) d’amende. Il a été accusé d’avoir pris part à des manifestations il y a an. Il était âgé de 15 ans lors de son arrestation; il avait tenté d’empêcher l’armée israélienne de le torturer avec des câbles électriques. L’avocat de Shukri a déclaré au tribunal, ce qui lui était arrivé mais, le juge a refusé d’examiner cette question. En somme, il n’y a aucune chance pour les Palestiniens de porter une affaire en justice au Tribunal militaire. Ces dernières informations sont rapportées par le journal Al Qods

Lundi 7 mars : Une jeune femme a été arrêtée par l’armée israélienne au checkpoint de Container dans le sud d’Abu Dis en plein après midi. Un soldat l’a soupçonné de menace, car elle airait près du checkpoint avec son sac à main. Ils l’ont alors arrêté puis ont fouillé son sac à main dans la salle de garde. Ils sont ressortis avec un couteau pour l’accuser de porter une arme blanche dans son sac à main. Ce mensonge qui l’accuse a permis aux autorités de l’emprisonner. La jeune femme est originaire de Jénine et vit à Abu Dis avec son mari. 

Lundi 7 mars : Les autorités israéliennes ont libéré Abdullah Awad dix jours après son arrestation. Mais aucune raison de son arrestation n’a été donnée à ce jour et il n’a pas été interrogé. (Cf, le rapport de février)

Mardi 8 mars : Très tôt dans la matinée, l’armée israélienne a envahi les maisons d’Abu Dis et a arrêter 3 jeunes hommes : Amir Jaffal, 31 ans, marié et père d’enfants en bas âge. Le frère de Mahmoud Jaffal qui est actuellement encore emprisonné. Ainsi que Ahmed Mahouli Ereqat le frère d’Ali également derrière les barreaux. 
Mardi 8 mars : L’armée israélienne a perquisitionné le bâtiment d’hébergement des jeunes étudiantes. Ils ont fouillé les chambres pendant deux heures et sont repartis sans explication et sans les informer de ce qui pourrait suivre. 
Vendredi 11 mars : Une descente nocturne de l’armée israélienne à Abu Dis a créé des affrontements. 17 jeunes ont été blessés. L’un d’eux a été grièvement blessé au genou et l’une à l’oeil. 
Lundi 14 mars : Le Tribunal militaire israélien de la prison d’Ofar a proclamé une sentence de 21 mois d’emprisonnement et 4 000 ISL (shekel) d’amende à Mahmoud Ayman Badr âgé de 17 ans et étudiant à Boys School Abu Dis qui avait auparavant déjà purgé 14 mois.

Vendredi 18 mars : Des affrontements ont eu lieu près du carrefour du camp militaire. L’armée a tiré à balles réelles et deux personnes ont été blessées. Les habitants de la région se sont plaints de la haute quantité de gaz lacrymogène qui pénétrait leurs habitations. Les affrontements se sont poursuivis jusqu’à tard dans la nuit. 

Lundi 21 mars : En fin de journée scolaire, 3 Jeep militaires israéliens transportant un officier des renseignements israéliens ont créé un checkpoint dans la principale avenue proche des bâtiments du gouvernent. Ils sont entrés dans trois magasins et ont présenté des mandats officiels pour que les propriétaires rencontrent l’officier des renseignements israéliens. Lorsque les enfants sont sortis de l’école, les soldats ont commencé à tirer des  balles en caoutchouc et du gaz lacrymogène. 

Mardi 22 mars : Manifestation à Kubsah entre Abu Dis et Aizariyeh. Deux jeunes de 15 ans, Mohammed Mohsen originaire d’Abu Dis et Ali Faraon originaire d’Aizariyeh ont été capturés par l’armée israélienne et battus en pleine rue puis embarqués au poste de police de Ma’aleh Adumim. Deux heures plus tard les pères respectifs de ces jeunes ont été invités à se rendre au poste de police et à verser une caution de 2 000 ILS (shekel) en attendant l’audience fixée en juillet prochain. Suite à cela, Mohamed a été hospitalisé, et le rapport médical mentionne qu’il a été battu avec des bâtons métalliques sur la tête et sur tout le corps (probablement des fusils). Mohammed rapporte que tout les deux ont été allongés sur la Jeep puis battus à plusieurs reprises jusqu’au poste de police. Ils ont ensuite été contraints de rester debout menottés, les yeux bandés jusqu’à l’arrivée de leur famille. 
Mercredi 23 mars : Tôt le matin, l’armée israélienne a perquisitionné l’habitation de Jaber Eriqat et Said Eriqat. Ils ont arrêté Basil, le fils de Jaber et Said aprèss la fouille. Les deux ont été emmenés au poste de police de Ma’aleh Adumim. 
Dimanche 27 mars : Le tribunal militaire d’Ofar proclame une peine de 6 mois d’emprisonnement et 4 000 ISL (shekel) d’amende sur Ali Ghalib Ayyab, âgé de 14 ans et étudiant au 9e cycle de Boys School Abu Dis. Deux autres de ses frères sont actuellement emprisonnés. 
Mercedi 30 mars : Le 30 mars 1976 est, un jour national pour les Palestiniens. Il correspond à la tuerie suite à une manifestation en Israël. Cette date est mémorielle pour les Palestiniens, car de nombreuses manifestations avaient eu lieu dans toute la Palestine. Le Croissant-rouge a rapporté que 23 personnes originaires d’Abu Dis et Aizariyeh avaient été blessées par des projectiles en caoutchouc envoyés par l’armée israélienne."

Tuesday, 10 May 2016

Les soirées à CADFA


10 mai 2016, Londres - Rabab








CADFA organise souvent des soirées de charité pour faire découvrir l'association mais aussi pour récolter des dons afin de pouvoir faire avancer leurs projets. Les soirées sont essentiellement composées de repas palestinien, d'une présentation de l'association en profondeur avec de nombreuses illustrations et photographies du projet jumelage entre Camden et Abu dis. De plus, la parole est donnée à deux volontaires palestiniens (Suha et Fayez) afin de faire partager leurs expériences au Royaume Unis et leurs vies quotidiennes en Palestine. Un concert est ensuite proposé par le groupe nommé Soula composé d'un violoniste, d'une chanteuse et d'une joueuse de luth. La soirée s'achève par des pas de danse palestinienne : la Dabkeh
J'ai organisé la première rencontre le 24 avril 2016 au Kentish Town Community Center (Camden), puis une seconde le 29 avril 2016 au Kings Cross Learning dans le sud de Londres et la prochaine est prévu ce 13 mai 2016 à Hagrave Hall Community Center (Islighton) dans le nord de Londres. 


Plat palestinien, Kentish Town Community Center
Un stand de l'association est également disponible à l'entrée de la salle, pour y vendre des produits locaux tels que des bracelets, de l'huile d'olive, de la broderie, de la poterie, des keffiehs etc.. 


Le groupe Soula

Dabkeh, Kings Cross Learning 

On espère vous voir nombreux parmi nous ce vendredi soir à Archway ! 
Pour plus d'information cliquez sur ce lienhttp://www.cadfa.org/event/evening-for-palestine-north-london/